Chiffres

Record de créations d'entreprises en 2019

Le 30/12/2019
par Samira Hamiche
L'année 2019 a été marquée par un "boom" des créations d'entreprises, toutes formes juridiques confondues. Au total, 750.000 nouvelles entreprises ont été créées, dont 400.000 micro-entreprises.
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L'Hexagone a connu cette année un record de croissance des créations d'entreprises. D'après un article du quotidien Les Echos paru le 24 décembre, 750.000 nouvelles entreprises ont été créées entre janvier et novembre 2019 (contre 691.000 en 2018).

Si toutes les formes d'entreprises sont concernées, un régime se détache du lot : celui de la micro-entreprise. Selon les projections de nos confrères, ce régime très prisé enregistre 400.000 nouvelles créations, soit un bond de 23,3 % par rapport à 2018.

Suivent les créations d’entreprises individuelles classiques (+11,5 %) et les sociétés classiques (+8,1 %).

Fiscalité avantageuse, souplesse... Les raisons du "boom"

L'uberisation du marché du travail et l'incitation à l'auto-entrepreneuriat initiée il y a une dizaine d'années sont à l'origine de la flambée des créations de micro-entreprises. Perçu comme un régime d'auto-suffisance permettant de s'affranchir du salariat, la micro-entreprise a néanmoins ses limites, observent Les Echos, chiffres à l'appui. Ainsi, trois ans après leur création, seul un gros tiers des micro-entreprises sont toujours en activité. Par ailleurs, en 2017, le revenu mensuel moyen des micro-entrepreneur n'était que de 470 euros...

D'un point de vue plus général, les étoiles semblent tout simplement alignées. Couplée à une conjoncture économique favorable, les aides financières à l'installation et faibles taux d'intérêt ont concouru en 2019 au regain de dynamisme. Adoptée en mai, la loi PACTE a quant à elle facilité les démarches de création d'entreprise.

Enfin, autre phénomène : l'optimisation fiscale aurait favorisé la création de sociétés par actions simplifiées (SAS). Entre 2014 et 2018, le nombre de sociétés par action simplifiée (SAS) créées chaque année a été multiplié par deux. "Il pourrait s'agir d'un arbitrage entre le statut de SAS et celui de SARL, parfois moins avantageux en termes de cotisations sociales", notent Les Echos

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