Compte-rendu

Retour sur le Salon de l’apprentissage et de l’emploi

Le 24/06/2020
par CMA 86
Cette année, le Salon de l’apprentissage et de l’emploi a réussi l’exploit d’attirer 9 350 visiteurs. Inutile de préciser que la chambre de métiers se donne pour objectif de dépasser les 10 000 visiteurs en 2021 ! Mais en attendant, petit retour sur cette édition 2020.
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Retour sur le Salon de l’apprentissage et de l’emploi

Autour de huit pôles métiers animés par les organismes professionnels et les centres de formations, ce sont 1 800 élèves de collège (4e et 3e principalement) qui sont venus à la journée des scolaires le vendredi 14 février. C’est la preuve, s’il en fallait une, de l’intérêt que les enseignants portent à une filière de formation qui échappe certes à l’Éducation nationale, mais offre des possibilités d’emplois, parfois très bien rémunérés et bien supérieures à l’enseignement général. Pour la présidente de la CMA de la Vienne, Karine Desroses « l’apprentissage devient une voie d’excellence », alors qu’Alain Claeys, président de Grand Poitiers, co-organisateur du Salon avec la CMA rappelle que « l’apprentissage est la version moderne de la formation ».

Longtemps porteur d’un déficit d’image ou d’une mauvaise presse, l’apprentissage recommence à séduire. Par exemple dans la Vienne, à peine 2 000 contrats ont été signés en 2017, contre 2 331 en 2018 puis 2 602 l’an passé (source : Direccte). Dans une époque où tout est de plus en plus connecté et où beaucoup cherchent un sens à leur activité professionnelle – et à leur parcours de vie –, l’apprentissage et l’artisanat compilent de nombreux atouts (application de la mise en pratique immédiate, rapport client, sens de l’effort, résultats visibles instantanément, rémunération dès l’âge de 14 ans).

Des contrats à la clé

« Pour former les jeunes, les qualifier et les aider à entrer dans la vie professionnelle, le système de la formation par alternance est le mieux adapté, affirme Karine Desroses. On a compris que c’est une voie d’excellence pour arriver à trouver du travail. Si on a 16 % d’apprentis en plus, ce n’est pas un hasard. Ce ne sont pas que les mauvais élèves qui vont en apprentissage et que l’on prépare à des diplômes depuis le CAP jusqu’à à Bac + 5, y compris à l’Université. » En effet, ce sont à la clef, des contrats de longue durée, voire à durée indéterminée pour quatre diplômés sur cinq, avec même des secteurs professionnels qui s’arrachent les apprentis : la construction, le commerce, le secteur agroalimentaire, la restauration, la réparation automobile…

Le but de ce Salon, auquel ont participé une vingtaine d’organismes de formation (sur les deux jours) et des dizaines de professionnels (le vendredi) répartis en huit espaces métiers : présenter sous leur meilleur jour les métiers accessibles par la voie de l’alternance dans l’artisanat, l’industrie, les services ou l’agriculture.

« Des métiers ont été présentés grâce à la réalité 3D », souligne David Vialat, responsable départemental de Pôle emploi qui insiste sur la dimension « recrutement » de cette manifestation. Une centaine d’entreprises présentes a d’ailleurs proposé quelque 1 500 postes à pourvoir.

Ce qui confirme bien que l’apprentissage n’est pas une seconde voie mais une voie tout court, qui s’adresse à des jeunes qui recherchent un sens à leur formation et des choses concrètes à mettre en application en entreprise. Enfin, ils sont orientés vers des filières qui offrent des débouchés.

Pénurie de main-d’œuvre dans le bâtiment

Fort d’un effectif de 600 apprentis, le BTP-CFA à Saint-Benoît poursuit sa mutation. « Avec la nouvelle loi, on fonctionne comme une entreprise privée, précise son directeur François Ripault. C’est le nombre de contrats qui nous permet de financer nos propres structures. On développe de nouvelles filières de formation, comme les titres professionnels, le préapprentissage avec la formation Dima, la formation continue, la pédagogie à distance… Dans le bâtiment, la pénurie de main-d’œuvre commence à se faire sentir. » Ce Salon était organisé par la chambre de métiers et de l’artisanat de la Vienne, l’État, Grand Poitiers et Pôle emploi, avec la participation financière du Département et de la Région.

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