Gilets jaunes

Bernard Stalter appelle "au calme"

Le 07/12/2018
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Dans le contexte mouvementé des Gilets jaunes, le représentant du réseau national des Chambres de métiers et de l’artisanat (CMA), Bernard Stalter, lance un appel au calme. 

"La France traverse des heures difficiles. Le week-end qui approche s’annonce à haut risque. Les événements qui ont secoué notre pays ces derniers jours sont le reflet des difficultés et inquiétudes de nos concitoyens : elles sont légitimes, je les entends et nous devons collectivement y apporter une solution", introduit Bernard Stalter dans un communiqué.
 
Sur le terrain depuis le début de la semaine, le président de l'APCMA a notamment rencontré des artisans sinistrés de Paris pour leur exprimer la solidarité du réseau. "Je leur ai rappelé le soutien de la famille des artisans. L’après-midi, avec mes collègues, nous avons choisi d’étendre le fonds de calamité et de catastrophe naturelle pour les artisans victimes de dégâts matériels de nature à bloquer leur activité", développe-t-il. 
 
"Je n’oublie jamais d’où je viens. Sorti de l’école à 14 ans pour entrer en apprentissage, je suis artisan coiffeur. Je coiffe toujours dans mon salon. J’écoute les gens me parler de leur quotidien. Je sais les difficultés à boucler ses fins de mois, l’angoisse des parents face au chômage, le leur ou celui de leurs enfants", témoigne Bernard Stalter. "Je sais les difficultés des artisans qui, alors qu’ils créent de la richesse et de l’emploi, sont confrontés au manque de personnel qualifié, aux taxes qui pèsent sur leur activité, à la question de leurs retraites", ajoute-t-il.
 
Aujourd’hui, à la veille de l’acte 4 des manifestations, j’appelle, au nom de tous les élus de notre réseau qui représentent les artisans de France, au calme", plaide le président de l'APCMA, qui "appelle à la responsabilité", "au respect" et à "éviter d’ajouter au désordre en allant à Paris."
 
Et de conclure : "J’en appelle au respect. Les artisans et commerçants ne sont en rien responsables des difficultés que nous traversons. Respectons leurs commerces, leurs outils de travail. Ils sont déjà touchés par la double peine des taxes et des manifestations avec les dégradations qu’elles entraînent".

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