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PLF 2019

CITE : les artisans du bâtiment ne décolèrent pas

L'Assemblée nationale a écarté en première lecture la réintégration des fenêtres dans le dispositif du Crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE). Les organisations professionnelles du bâtiment dénoncent le double discours du gouvernement sur l'écologie.

Le feuilleton continue... Après avoir essuyé un premier refus en commission, les amendements visant à réintégrer les menuiseries extérieures dans le dispositif du Crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) ont été rejetés lundi 19 novembre à l'Assemblée nationale. Les textes étaient examinés dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2019. 

Le gouvernement entend en effet réduire la voilure de moitié. Ainsi, les fonds alloués au CITE passeraient de 1,7 milliard d'euros (en 2017) à 800 millions d'euros en 2019.

Double discours du gouvernement

Les organisations professionnelles du bâtiment ont vivement réagi à ce "coup de rabot" malvenu, dans un contexte de lente reprise pour le secteur et surtout de politique supposée d'incitation à la transition énergétique. Le gouvernement s'était en effet fixé comme objectif de rénover 500 000 passoires thermiques. Or, le remplacement des fenêtres simple vitrage est à la base des travaux d'isolation. 

Pour la Capeb, le double discours du gouvernement est un "non-sens politique".

"Le retour en arrière sur le crédit d'impôt fenêtres est incompréhensible pour nos clients et aura des effets économiques graves pour l'artisanat du bâtiment, qui représente 600 000 emplois", a rappelé Patrick Liébus, interrogé sur RTL. En outre, clame l'organisation, "la situation devient énervante et épuisante".

Même discours du côté de la Fédération française du bâtiment (FFB). "L'incohérence est totale entre le discours sur la fiscalité écologique et le fait de diviser par deux le budget du CITE. Soit les objectifs annoncés sont bidons, soit il faut mettre le budget adéquat en face", a dénoncé le président de l'organisation, Jacques Chanut.

"C'est pour cette raison que Nicolas Hulot a claqué la porte en septembre, et les faits lui donnent raison. On en vient même à s'inquiéter du poids du ministère de la Transition écologique dans les arbitrages budgétaires", a-t-il ajouté à nos confrères de batiactu.com

Au tour du Sénat de trancher...

Reste un espoir : l'examen au Sénat des deux mêmes amendements, lorsque le PLF 2019 arrivera au Palais du Luxembourg. Dans l'intervalle, les organisations du bâtiments comptent poursuivre leurs concertations avec les ministères concernés.

De son côté, le président de la Capeb entend s'entretenir une nouvelle fois avec Edouard Philippe et envoyer un courrier à l'Elysée.

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