Numérique

Stratégie : passez en mode "veille"

Le 12/01/2024
par Cécile Vicini
Collecter et analyser toute information qui émane de votre secteur d’activité est essentiel pour accroître votre potentiel décisionnaire ou prendre du recul sur votre activité. Mais, face à la surexposition des sources, comment ne pas s’éparpiller ?
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Différenciez la bonne de la mauvaise veille

Une "bonne" veille doit devenir une habitude quotidienne. Café en main de bon matin ou pendant les heures creuses de la journée, faites le tour de la Toile.

Bien paramétrée, elle sera la clé de votre performance stratégique, un gage de votre vision à moyen et long terme. La pratique se modèle selon vos besoins : garder un œil sur la concurrence ou la réglementation, rester dans le coup, affiner vos objectifs…

Novice en la matière ? Priorisez vos objectifs les plus urgents, puis étoffez par la suite.

La "mauvaise veille" vous fera crouler sous une quantité astronomique d’informations. Non seulement vous aurez peine à tout lire et à tout traiter (vous les stockerez alors inutilement), mais vous serez vite découragé, voire pénalisé, par une altération de votre point de vue et de votre pouvoir décisionnaire.

Un exemple ? Afin d’informer vos clients sur les nouveautés en matière d’aides à la rénovation énergétique, vous vous trouvez face à une pub aguicheuse sur Facebook, à l’avis de "Denis 54" sur un forum en ligne et à un article sur le site du ministère de l’Économie.

Qu’allez-vous choisir ? En cas de souci, il sera toujours plus acceptable d’indiquer que vous vous êtes bien référé à une source officielle sur ce type de sujet sensible, donc au site de Bercy.

Les sources à prévilégier pour faire sa veille

La concurrence (site et réseaux sociaux) : non pas pour copier mais pour savoir "ce qui se fait ailleurs", parfaire vos connaissances "terrain" et appréhender les tendances.

Les médias : presse régionale ou nationale, TV, radio, en ligne… Peu importe. Maintenez le lien avec l’actualité car votre activité en est forcément (voire fortement) dépendante.

La presse spécialisée : En toute objectivité, Le Monde des artisans, bien sûr, mais aussi les publications dédiées à votre filière professionnelle. Les juristes et journalistes spécialisés qui les rédigent sont les plus à même de vous communiquer des informations fiables et utiles dans votre quotidien.

Les réseaux sociaux : à condition de bien sélectionner les comptes que vous suivez et/ou avec lesquels vous interagissez. Exit les "médias" improvisés, catalyseurs de fausses informations (les redoutables "fake news").

Les forums en ligne : avec prudence là aussi. Consultez-les pour connaître les tendances liées aux produits ou services que vous proposez, les attentes des consommateurs, mais la moindre information dénichée se doit d’être vérifiée (en veillant aussi à la date de la publication).

Les institutions publiques : priorisez les centres de ressources officiels, comme ceux des ministères (Cedef, DGCCRF, Légifrance*…). Tous disposent d’un volet "actualités" compilant des informations ne laissant guère de place au doute ou à la mauvaise interprétation.

Votre chambre de métiers et de l’artisanat et votre organisation professionnelle (syndicats, fédérations…). Ce sont des références solides sur tout ce qui vous touche directement : réglementation, formation, labellisation, aides financières, démarches obligatoires… Certaines de ces sources diffusent régulièrement des lettres d’information qui donnent accès en un coup d’œil à leurs dernières actualités. Abonnez-vous pour gagner un temps précieux et ne rien manquer.

Et les outils de veille ?

Ils fleurissent sur le marché – Cikisi (assisté par IA), Feedly, Netvibes, Inoreader, Flipboard, Flusio… – et sont plutôt orientés "grande entreprise".

À l’échelon de la structure artisanale, les conseils dispensés ici sont déjà exhaustifs, surtout si vous êtes encore en rodage.

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