Justice

Taxis et Uber vont de nouveau croiser le fer

Le 08/09/2020
par Samira Hamiche
Quelque 1.200 chauffeurs de taxi vont prochainement assigner Uber devant le tribunal de Commerce de Paris pour concurrence déloyale. Les artisans entendent également faire reconnaitre le préjudice moral subi depuis l'arrivée d'Uber sur le marché du transport.
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Face au marché des VTC, les artisans taxis ne baissent pas la garde. Au début de l'été, deux sociétés de taxis (Taxis Varois et France Taxis) se sont associées pour mener une action collective contre Uber, avec le soutien de deux syndicats (la FNTI et l'UNT). Au total, 1.200 chauffeurs comptent assigner en octobre prochain le géant mondial des VTC devant le tribunal de commerce de Paris, pour concurrence déloyale. 

L'élément déclencheur ? Une décision de la Cour de Cassation datée de mars dernier. La juridiction avait requalifié en salarié tout chauffeur indépendant travaillant avec l'appli Uber, jugeant que sa relation avec la société de VTC créait un lien de "subordination". Suite à cette décision, les artisans estiment qu'Uber aurait dû assumer les obligations financières légales imposées par le droit social et celui des transports.

Préjudice financier... Et moral

D'après Les Echos, les taxis réclament entre 20.000 et 30.000 euros de préjudice économique par année dans une limite de 5 ans, soit un montant total 180 millions d'euros.

Par ailleurs, les artisans entendent faire reconnaître le préjudice moral subi depuis l'arrivée d'Uber sur le marché, l'application mettant en danger leur activité, amenuisant la valeur de leur licence ou encore leur image auprès des clients.  

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