Se connecter
National Actualités
Emploi

Appel à projet "100 % inclusion"

Dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences, le ministère du Travail lance un appel à projets destiné à favoriser l'accès à l'emploi des personnes les moins qualifiées dans les territoires les plus défavorisés.

Atténuer le problème du chômage dans les zones les plus défavorisées de France : telle est l'ambition de l'appel à projet que lance la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ce lundi 4 juin. 

Baptisé "100 % inclusion" (sémantique qui n'est pas sans rappeler celle du plan d'inclusion numérique dévoilé en décembre dernier), cet appel à projets entre dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences. Celui-ci vise à former un million de jeunes peu qualifiés et un million de demandeurs d’emploi de longue durée faiblement qualifiés (voir notre interview de Muriel Pénicaud).

"On estime à 500 000 le nombre de personnes démotivées par la recherche d’emploi, lassées des échecs successifs et qui ont baissé les bras. Personne n’est inemployable. C’est un devoir républicain de ne laisser personne sur le bord du chemin. Nous n’avons pas tout essayé. Sortons des sentiers battus", a déclaré Muriel Pénicaud

Le ministère du Travail vise une "expérimentation à grande échelle", ciblant notamment "les territoires les plus défavorisés" : "quartiers de la politique de la ville, zones rurales enclavées et Outre-mers". Concrètement, un jury présidé par l'artisan boulanger Eric Kayser se réunira tous les trois mois pour sélectionner "des projets innovants capables d’identifier les jeunes et les demandeurs d’emploi, les remobiliser, les orienter et les accompagner vers l’emploi durable", développe un communiqué du ministère.

Très impliqué dans les réflexions autour de l'apprentissage et des petites entreprises, le fondateur de la Maison Kayser avait déjà été sollicité par Bercy pour plancher, dans le cadre du Pacte, sur la question du développement international (export) des TPE et PME.

Les objectifs

Les projets présentés doivent regrouper certaines des conditions suivantes, selon les termes du ministère :

  • "Redonner confiance en soi et en les autres, notamment par des activités culturelles ou sportives, des engagements civiques ou solidaires ;
  • Aider à trouver sa voie, entre ce qu’on aime faire, ce pour quoi on est doué, ce dont le monde a besoin et ce qui peut permettre une carrière professionnelle ;
  • Conforter son projet professionnel grâce à de nouvelles approches de mentorat et d’engagement des bénéficiaires ;
  • Mobiliser de nouveaux outils numériques : l’intelligence artificielle qui aide à personnaliser les parcours d’apprentissage ou la réalité virtuelle.. ;
  • Inventer et promouvoir de nouvelles alliances territoriales, organismes de formation, entreprises, associations et collectivités, pour proposer ensemble des parcours intégrés…
  • Mobiliser ces alliances pour renouer le dialogue avec tous, à commencer par ceux qui vivent dans le dénuement et l’isolement et à qui personne n’ose plus parler d’orientation vers l’emploi.

Les projets doivent suivre une méthode précise et être doublés d'indicateurs de suivi et d’évaluation.

Qui peut postuler ?

Toute structure publique ou privée peut se porter candidate. "Les porteurs de projets sont invités à prendre part à des démarches coopératives avec les acteurs du développement local", détaille le ministère.

Quel type de projets ?

Précisément, sont attendus des parcours intégrés et personnalisés, "depuis la remobilisation des bénéficiaires jusqu’à l’accès à l’emploi ou à l’activité durable, mobilisant de nouvelles approches".

Comment postuler ?

Les candidatures se font en ligne, via le site des consultations de la Caisse des dépôts et consignations.

Partager :

Fil infos